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Quand la panique attaque

Par Max FLEURY – expert Cmavie.tv
Face au danger potentiel des troubles paniques et à la vulnérabilité des patients, l’information concernant ces troubles est d’une importance capitale. Il est d’abord essentiel de rassurer le malade et son entourage. Comprendre ce qui se passe, comment surviennent les manifestations physiques de l’anxiété, lui permet de faire un pas dans la prise en charge de l’anxiété, de l’intolérance à l’incertitude et l’inquiétude chronique qui la caractérisent. Quand un trouble panique a été identifié, outre l’information et l’éducation, la prise en charge du patient doit associer un traitement médicamenteux et des mesures relevant de la psychothérapie.

Les médicaments antidépresseurs et anxiolytiques sont prescrits d’emblée pour limiter l’ampleur des phénomènes anxieux et réduire la fréquence des attaques. Pour efficace qu’il soit, il faut bien comprendre que ce traitement seul ne suffit pas à régler durablement le problème. Il offre un soulagement et constitue une base sur laquelle il est possible de reconstruire la pensée du patient. C’est ici qu’entrent en jeu les thérapies dites comportementales et cognitives.
Il s’agit d’amener la personne petit à petit à prendre conscience de ses troubles et surtout de ce qui les génère. On va ensuite réapprendre peu à peu au malade à affronter les situations qu’il redoute. Il va ainsi être amené à comprendre qu’il ne risque rien, qu’il ne va pas mourir ni devenir fou. Le thérapeute l’aide à «démonter» le scénario-catastrophe qui s’impose à son imagination et à contrôler positivement l’enchaînement des pensées qui aboutissent à une angoisse irraisonnée. Pour cela, le thérapeute utilise des mises en scènes et des exercices pratiques de mise en situation, d’intensité graduelle. Il apprend aussi à la victime à noter ce qu’elle ressent, ce qui lui passe par la tête quand elle est plongée dans ces situations anxiogènes. Ce genre de thérapie peut prendre de quelques mois à quelques années, en fonction du profil du malade et de la gravité de ses troubles. Bien conduite par un professionnel expérimenté, elle permet de faire disparaître 70 à 90 % des troubles paniques.

(c) Max Fleury – expert Cmavie.tv

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